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Mes 7 conseils aux nouveaux micro-entrepreneurs

Lorsque l’on n’en a pas encore fait l’expérience, une première année en micro-entreprise peut réserver quelques surprises. Puisque Rédactio’Nelly fête aujourd’hui son premier anniversaire, je vous offre mes premières observations sous forme de conseils et d’astuces qui m’ont permis de maintenir le cap. En attendant de refaire le point l’année prochaine, bonne réussite à tous.

Ton nom avec soin, tu choisiras

Lorsque l’on crée sa micro-entreprise, on le fait en nom propre. Votre entreprise, c’est vous. Mais cela ne veut pas dire que vous devez vous en contenter au niveau commercial. Votre nom devra bien figurer sur vos factures et l’ensemble de vos documents officiels, mais il peut être accompagné d’un nom d’enseigne.

C’est là que la magie peut opérer et que vous allez devoir penser marketing, tout en surveillant le web. Mais reprenons les choses dans l’ordre…

Pour imaginer votre nom d’enseigne, vous allez devoir observer vos concurrents. Quels sont les mots les plus courants pour leurs entreprises ? Est-ce que c’est long ? Est-ce que c’est trop court ? Est-ce que ça renseigne bien sur l’activité ? L’ensemble de ces informations peut vous aiguiller sur le nom idéal pour votre entreprise.

En effet, le but sera de vous démarquer, de faire une proposition nette, précise et qui ne s’oubliera pas. Vous devrez être unique aux yeux de vos clients.

Le nom parfait sera celui qui sonnera correctement à l’oreille, celui qui reste en tête, qui dira facilement ce que vous faîte comme travail. Pour être plus que parfait, ce nom devra être disponible aussi sur le net. Car pour développer votre activité, vous devrez communiquer. C’est pour cette raison que je vous disais de surveiller le web un peu plus tôt.

Il m’a fallu de nombreux cafés en mode brainstorming avec une amie chaque matin pour finalement mettre la main sur le nom simple et logique (pour moi) de Rédactio’Nelly. Il est apparu comme une évidence dès qu’il a été prononcé. Je suis donc persuadée que si vous appliquez cette méthode, lorsque vous tiendrez le nom qu’il vous faut, vous le saurez. 

Te tenir informé, absolument, tu devras

De nos jours, l’information va vite. Elle est éclipsée par d’autres informations encore plus vite. Si vous pensez que, pour se tenir informé, il suffit de se contenter d’une heure de BFM ou du journal de 13 h, vous risquez de vous y perdre. Pour le bien de votre entreprise, je vous conseille de vous abonner à quelques bonnes newsletters correspondant à votre domaine.

Cela vous permettra de toujours connaître les dernières innovations, les tendances et les besoins de votre marché. Pour ce qui est des micro-entrepreneurs en général, un abonnement à la lettre d’infos de Bercy entreprises est une bonne option. Pour encore plus d’informations et de conseils, certains blogs dédiés à l’auto-entreprise peuvent aussi vous apporter tout ce dont vous avez besoin.

Si vous en avez le temps, certains groupes Facebook ont su fédérer des communautés assez importantes. Attention toutefois à bien vérifier les informations qui y sont transmises. Les personnes qui pourraient répondre à vos questions éventuelles sont elles aussi des micro-entrepreneurs, et si certaines de leurs réponses ou solutions peuvent être valables dans leur situation, cela ne s’applique pas forcément à vous. Je vois ces groupes comme un bon moyen de rompre la solitude que certains entrepreneurs peuvent rencontrer, mais je reste vigilante quant aux sources des informations transmises. 

Les activités chronophages, tu éviteras

Nous arrivons dans le petit paragraphe où je raconte ma vie. J’adorais Facebook et Twitter. Plusieurs groupes Slack sont aussi arrivés sur mon téléphone dans l’année. Entre toutes ces publications, ces discussions et ces partages, difficile de se concentrer. Mon activité se passant essentiellement devant un écran, la tentation était grande…

Jusqu’à ce qu’une matinée, je passe mon temps à discuter, mais je n’avance pas du tout dans mon travail ! Ce jour-là, j’ai compris l’utilité de la fonction “désactiver les notifications” et autres gestionnaires empêchant de se connecter aux différents réseaux sociaux sur une plage de temps définie.

Je ne veux pas dire par là qu’il faut à tout prix fuir les réseaux sociaux et les contacts comme ceux que l’on peut avoir sur un Slack. Je pense juste que, selon ses priorités, selon son organisation et le temps que l’on peut y consacrer, il faut s’auto-discipliner.

Personnellement, j’ai désactivé mes notifications Facebook et Messenger. Je m’y connecte lorsque j’en ai le temps et ne me sens plus obligée de répondre dans la seconde au moindre commentaire. Pour Twitter, les notifications sont toujours actives, mais je ne les consulte pas systématiquement. Pour les groupes Slack, il y en a 2 dont je garde les notifications activées en quasi-permanence la semaine. Pour les autres, je m’y connecte deux fois par jour et reste notifiée en cas de message important pour ne pas manquer les informations essentielles.

Ce n’est qu’une idée d’organisation personnelle. L’important à retenir sera de prioriser ce qui pourra ou non retenir votre attention, ce que vous laisserez venir à vous en lui donnant le droit de vous détourner quelques secondes ou plus de ce que vous êtes en train de faire. Lorsque vous aurez trouvé le juste-milieu, tout suivra son cours de manière fluide sans mauvaise incidence sur votre organisation. 

L’URSSAF, tu apprivoiseras

Alors… Comment te dire que découvrir le site de l’URSSAF pour les micro-entrepreneurs va être chaotique ! On pourrait s’imaginer que ce site ne plante jamais, qu’il est clair et détaillé, que l’on y trouve absolument tout ce dont on a besoin…. On pourrait, mais ce serait un beau rêve. Ou alors, je manque de chance et ai toujours voulu me connecter aux mauvais moments. C’est aussi possible.

Pour ce que j’ai pu observer, lorsque la période de déclaration trimestrielle arrive, inutile de se précipiter dans les 5 premiers jours du mois. J’y parviens généralement très bien à partir du 7 ou au plus tard du 10. Sachant que les déclarations doivent être faites et les cotisations réglées avant le dernier jour du mois, je suis largement dans les temps.

En revanche, si tu es nouvel entrepreneur et n’a pas encore eu à faire ta première déclaration, je t’invite à être attentif à ce qui va suivre. J’ai commis une erreur sur cette première déclaration, et le souci n’a été réglé que lorsque je l’ai découvert en voyant une demande d’attestation de vigilance refusée.

Mais quel était donc cette erreur ? Rien de trop grave, fort heureusement. En commençant mon activité en février, j’ai dû faire ma première déclaration durant le mois de juillet. Sans plus de précisions de la part de l’URSSAF, je me suis rendue sur le site dédié, j’ai rempli le formulaire demandé pour chacun de mes mois d’activité, payé mes cotisations et je pensais être dans les règles. Sauf que…

Avançons jusqu’au mois dernier, où j’ai dû faire une demande d’attestation de vigilance. Cette attestation prouve que le micro-entrepreneur est à jour dans la déclaration et le paiement de chacune de ses cotisations. Lorsque ce document m’a été refusé, je ne comprenais pas d’où venait le problème et ai contacté l’URSSAF de ma région pour en savoir plus. Après avoir été renvoyée de service en service, j’ai finalement appris, après plusieurs heures au téléphone, que je m’étais trompée. J’aurais dû remplir 2 formulaires. Un premier pour les mois de février et mars, donc le premier trimestre 2019, et un second pour les mois d’avril, mai et juin correspondant au deuxième trimestre 2019.

Dans les faits, j’étais bien à jour de mes paiements, mais pas dans mes déclarations. Je te conseille donc de bien lire intégralement chaque chose que tu rempliras, mais aussi de te faire accompagner en cas de doute. Si le moindre souci survient, n’hésite pas à joindre l’URSSAF, mais arme toi de patience. Je sais que cela peut parfois être difficile, que tu as d’autres choses à faire, mais derrière le combiné se trouvent des êtres humains qui ne sont pas responsables du manque de clarté du site ou de ton erreur d’inattention. Mieux vaut donc parler calmement pour avancer et résoudre ton problème. Tu pourras râler autant que tu le souhaites ensuite, quand tout sera réglé. 

Ton travail, au juste prix tu estimeras

Il peut être compliqué d’estimer la valeur de son propre travail. Entre la mauvaise évaluation de ce que ce travail va nous coûter, l’envie de vendre et l’auto-sabotage qui nous souffle que l’on manque de légitimité, tout cela peut vite prendre des allures de casse-tête. Avançons donc point par point.

Pour que votre travail puisse vous permettre de gagner votre vie, il faut que vous rentriez dans vos frais. J’ai la chance de ne pas en avoir beaucoup dans mon domaine, mais pour d’autres, c’est loin d’être le cas. Prenez donc une feuille et un stylo et notez tout ce que votre travail vous coûte. Avez-vous des déplacements, si oui, combien dépensez-vous en carburant ou en transport ? Un professionnel pourra vous aider à inclure des sommes précises, mais à mon niveau, je vous conseille de grossir un peu la somme obtenue. Votre véhicule s’use, à un moment ou un autre, cela demandera des frais. Autant en tenir compte dès le début. Avez-vous besoin d’un abonnement spécial, de matériel particulier, combien devez-vous prévoir pour remplacer ce matériel sur le champ en cas de panne ? Combien vous coûte votre assurance ?

D’ailleurs, avez-vous pensé à bien prendre une assurance ? Combien avez-vous de frais bancaire pour la tenue de votre compte ? Vous l’aurez compris, l’ensemble de ces points doit être éclairci. Vous saurez ainsi, combien vous devez au minimum par mois, pour couvrir toutes ces dépenses. Ensuite, vous devrez prévoir combien vous voulez gagner. Je ne parle pas ici de se constituer un ou plusieurs mois d’avance ou autres méthodes pour être à l’aise en cas de coup dur. Je parle bien de ce dont vous avez besoin pour vivre chaque mois sans avoir à vous serrer la ceinture. Lorsque vous aurez cette somme, puis celle de vos dépenses, vous saurez combien vous devrez gagner au minimum pour que votre entreprise et vous puissiez vivre harmonieusement.

Mais fixer ses tarifs ne s’arrête pas là. Vous devrez observer la réalité du marché. C’est-à-dire, la concurrence. Combien coûte une même prestation chez vos concurrents les plus proches ? Combien est-elle facturée par les 5 entreprises qui réussissent le mieux depuis longtemps autour de vous ? En fonction de tout cela, de votre temps de travail et de nombreux autres facteurs, vous pourrez trouver le juste prix de votre travail. Mais j’y reviendrais, la semaine prochaine, de manière plus détaillée dans un nouvel article. 

La solidarité, tu découvriras

Durant cette première année en micro-entreprise, je dois bien avouer que j’ai eu de la chance. Je ne suis pas resté longtemps isolée. En effet, quelques jours après la création de ma micro-entreprise, j’ai rejoint la plateforme Wriiters et son Slack. J’y ai rencontré une communauté solide dont je fais toujours partie à ce jour et qui ne cesse de grandir.

Je vous conseille donc de rencontrer ou échanger avec d’autres micro-entrepreneurs. Dans l’idéal, ils auront la même activité ou le même domaine que vous, mais ce n’est pas une obligation. Vous vous demandez pourquoi ce serait utile ? Simplement parce qu’ils pourraient faire la même chose que moi actuellement, vous conseiller pour vous éviter de faire les mêmes erreurs ou connaître les mêmes difficultés.

Si vous travaillez dans des domaines proches, ces autres entrepreneurs pourront aussi penser à vous et vous recommander à un client s’ils ne peuvent pas répondre à sa demande. C’est ce que nous faisons quelques autres rédactrices et moi, lorsqu’un client nous demande un ou plusieurs articles dans une spécialité qui n’est pas la nôtre, nous le dirigeons vers la bonne personne. Idem lorsque nous sommes débordées et que sa commande a un délais trop court pour notre planning.

En ayant la chance de faire partie d’un réseau où chacun s’entraide, vous gagnerez plus que le fait de rompre l’isolement, vous trouverez des collègues là où vous auriez avancé seul. 

Du temps pour toi, tu garderas

Ce dernier conseil peut paraître optionnel, mais je vous promets qu’il ne l’est pas. En début d’activité, on se laisse vite déborder. On veut tout faire, toujours plus vite et en même temps. On se laisse vite déborder par les petits accrocs ou les bugs. On se surcharge de travail pour lancer ce projet qui nous tient à coeur. On a tellement peur d’échouer…

Puis le manque de sommeil joue son rôle et la fatigue arrive. Puis la famille se plaint qu’on ne lui accorde plus autant de temps. Notre entreprise, c’est nous. Mais à quoi nous sert d’avoir créé une entreprise qui tourne très bien si on finit par ne plus pouvoir travailler parce que notre santé ou notre famille s’écroule ?

Alors il faut être vigilant, le plus tôt possible. Fixez vos horaires de travail et tenez-les, ne débordez pas. Vous serez toujours plus productif et concentré après une bonne nuit de sommeil qu’en continuant votre activité au milieu de la nuit parce que la journée ne se sera pas déroulée selon vos plans.

Pour que votre entreprise soit en pleine santé, vous devrez l’être vous aussi. Pour être heureux et épanoui dans votre travail, vous devrez l’être dans chaque aspect de votre vie. Alors n’hésitez pas et faîtes cette sortie ciné que vous réclame votre moitié, faîtes ce jeu de société qui vous pompe l’air, mais auquel vos enfants aiment jouer avec vous et regardez cette série qui vous fait de l’oeil depuis 3 mois. Vous reprendrez le travail en temps voulu, plus reposé et plus détendu. Faire vivre votre entreprise, c’est un marathon, pas un sprint.

À la semaine prochaine.

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